Psychopraticien de la relation d’aide : entre obligations, possibilités, limites et interdictions


Je suis psychopraticienne : que puis-je proposer ? Qu'ai-je le droit ou non de faire ?

 

J'ai réalisé l'importance d'écrire un article mettant en évidence ce que peut et ne peut pas faire un professionnel dans le domaine de la relation d'aide. Pourquoi une telle démarche ? Parce que de nombreuses personnes peuvent exercer de la thérapie, mais quelles sont les limites ? Les obligations ? Les autorisations ? 

Il peut être difficile de discerner les véritables limites de chaque profession dans le domaine de la santé mentale.

En réalité, j’ai toujours souhaité être la plus transparente possible sur la profession. Il peut y avoir parfois des dérives, des pratiques or champ de compétences, ce qui peut faire peur et rendre plus difficile la prise de rendez-vous. Alors parlons-en ! 

Pour commencer, il est crucial de préciser : nous ne sommes pas des psychologues et ne devrions pas endosser ce rôle ni nous présenter comme tels. Néanmoins, nous avons un magnifique rôle à jouer dans le domaine du mieux-être ! Nous avons notre place.

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur notre positionnement par rapport au métier de psychologue, ou en savoir plus sur le métier je vous invité à consulter deux articles de blogs déjà en ligne. (il se peut qu'il y ai quelques répétitions) 


Obligations, interdictions et limites au métier de psychopraticien en relation d’aide (thérapeute en relation d’aide)

 

Comme exposé dans un récent article, un psychopraticien n’a pas 5 années de formations universitaires, n’est pas psychologue, psychothérapeute, psychiatre, il est professionnel de l’écoute et de la relation d’aide. Son champ de compétence et d’intervention est donc plus réduit, mais tout aussi complémentaire et important que les autres professions citées. 

LISTE NON-EXHAUSTIVE

  • Nous n’avons pas à poser de diagnostic clinique ou affirmer la présence d’un trouble à la personne en face de nous : bien que nous sommes dans l’obligation d’avoir des connaissances en psychopathologie, car cela nous permet notamment d’identifier des signes afin de proposer une réorientation vers un professionnel plus expérimentés. 

  • Nous n’avons pas à imposer un outil : nous le proposons, nous informons sur son utilité à ce moment précis de l’accompagnement mais nous demandons toujours le consentement avant de l’utiliser. Nous ne pouvons pas exercer de pression, et ce même si cet outil peut véritablement être intéressant selon vous

  • Nous n’avons pas le droit de pratiquer une forme de thérapie si nous ne sommes pas formés ( ex : hypnose, sophrologie) néanmoins il est possible de s’inspirer de quelques outils pratiques de formes de thérapies reconnues (TCC, ACT) pour alimenter des séances. 

  • En raison de nos compétences, je considère qu'il n'est pas approprié pour nous d'assumer la responsabilité d'accompagner une personne souffrant de troubles sévères, pathologies graves, ou se trouvant dans une situation pouvant la mettre en danger. Cependant, si cette personne est déjà suivie par ailleurs et souhaite nous consulter principalement pour échanger et être écoutée, nous pourrions envisager cette démarche. Je suis d'avis que nous ne possédons pas les formations adéquates.

  • Nous n’avons pas à imposer nos croyances, nos idées, nos valeurs aux personnes accompagnées ( ex : spiritualité, vision de la vie, vision de la vie après la mort, sens de la vie, manière de voir ou vivre une situation, etc.) 

  • Nous n'avons pas à obliger une personne à parler d'un sujet délicat, on se doit de toujours demander l'accord avant de creuser un sujet, de développer, d'évoquer, etc. 

  • Même si nous ne sommes pas psychologue, nous prenons la responsabilité d'être actif face à la souffrance de l'autre : c'est un réel engagement. 

  • Nous ne devons pas être dans une démarche d’interprétation : penser et dire à la place de. Même si c’est une situation qui fait écho à nous-même ! Ce qui est bien/efficace pour nous, ne l’est pas forcément pour d’autres. Il est important de faire la distinction entre notre propre vécu et celui de la personne accompagnée. 

  • Nous ne devons pas formuler des solutions à la place de : on accompagne à la formulation de solutions, mais on n'impose pas de solutions. 

  • Nous ne devons pas promettre des résultats : Il faut éviter de promettre des résultats spécifiques ou une guérison complète, car cela peut induire de faux espoirs ou créer des attentes irréalistes. 

Le saviez-vous ? Bien que la psychothérapie soit un domaine parfois peu réglementée, les psychopraticiens doivent respecter un code de déontologie et des normes éthiques strictes. Et doivent à mon sens avoir suivi une formation au minimum, d'environ 1 an voire 2 ans. Et avoir été évalué par un formateur. 

Autorisations, possibilités et apports de capacités et compétences acquises

  • Nous avons des compétences en psychologie générale, des connaissances autour divers sujets, des connaissances autour de l’Humain et de son fonctionnement ce qui nous permet d’entendre, d'accueillir, d’écouter et de guider nos séances par des questions adaptées. 

  • Nous pouvons apporter un espace où toute personne peut se livrer, évacuer des émotions, des sentiments, des pensées 

  • Nous pouvons apporter un réel soutien émotionnel grâce à notre présence, notre écoute, notre accompagnement, notre bienveillance et notre capacité à ne pas juger.

  • Nous pouvons accompagner la personne dans la verbalisation et dans la réflexion et favoriser ainsi à la compréhension, à l'éclairage, à la prise de recul, à l'identification de facteurs, etc.

  • Nos compétences permettent de proposer au cours des séances une liberté de penser/de dire, afin d'espérer apporter une réel soulagement émotionnel et une libération de certaines tensions endossées. 

  • Nous avons de très belles capacités d’écoute ! L'écoute active est une réelle compétence, qui se travaille ( d’où le fait qu’il existe des formations !) Cela ne s'improvise pas. 

  • Nous sommes en mesure d'offrir un accompagnement personnalisé en guidant à travers des difficultés émotionnelles, relationnelles ou comportementales, en aidant à explorer des pensées et à aider à trouver des solutions adaptées.

  • Grâce à nos connaissances en psychologie et au fonctionnement de l'esprit humain, nous sommes capables d'appréhender les comportements, les émotions et les pensées de manière approfondie.

  • Nous sommes en mesure de proposer un premier espace d’écoute et d’échange si : il y a une difficulté à obtenir des rendez-vous , si les délais sont assez long pour d'autres rendez-vous (risque d'attente assez longue avant de consulter): cela permet de ne pas rester seul et démuni en attendant des rendez-vous plus spécifiques et plus axés sur le traitement, le diagnostic, l’évaluation, etc. Nous sommes parfois une première porte que l'on ouvre ! 

  • Nous sommes en mesure de proposer un espace chaleureux dédié à l'écoute et au dialogue si : une personne n'a pas de soutien social, ne souhaite pas en parler à ses proches, ne reçoit pas de soutien suffisant, etc. Nous pouvons être cette oreille attentive et cette présence rassurante. 

Pourquoi faire appel à un psychopraticien de la relation d’aide plutôt qu'un autre professionnel ? Et inversement ?

En fin de compte, le choix entre un psychopraticien de la relation d'aide et un psychologue par exemple, dépend des besoins personnels, des préférences et des objectifs individuels de la personne cherchant de l'aide. Chaque profession a ses propres forces et approches spécifiques pour aider les individus à améliorer leur bien-être mental et émotionnel.

Un psychologue aura des compétences qu'un psychopraticien n'aura pas, un psychopraticien peut avoir une approche qu'un psychologue n'aura pas, etc. 

Certains vont être plus à l’aise avec un psychologue, d’autres moins et vont préférer se référer à un autre style de profession.

Notre rôle consiste à fournir un soutien et une présence sans pour autant pratiquer des soins médicaux ou des traitements. Nous ne procédons pas à des interventions thérapeutiques. Cependant, le dialogue, encadré dans un cadre bienveillant, ainsi qu'une aide à la réflexion et à la compréhension, peuvent soulager et contribuer à favoriser un mieux-être. Pour certaines personnes, l'acte de parler, d'être écoutées, et de bénéficier d'une aide extérieure est suffisant. En revanche, d'autres pourraient nécessiter des compétences spécifiques, des connaissances cliniques et des approches plus axées sur l'évaluation et le traitement pour améliorer leur bien-être.

Léa Mangenot Psychopraticienne

40 Rue Navarin
29200 Brest
France

  • Psychopraticienne formée en relation d'aide, j'exerce à distance ou dans un cabinet.
  • Je suis également professionnelle partenaire et intervenante dans un dispensaire de psychologie (dans un tout autre cabinet) 
  • Je suis formatrice et accompagnatrice de créateurs d'entreprises et de projets entrepreneuriaux

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